regard du pouvoir absolu.
Un soir, notre vulnérabilité nous apparut avec une crue évidence. Deux gardes se présentèrent
à l’entrée de notre cabane en rondins et appelèrent Séverine. Elle se leva de son lit d’un pas infiniment lent et tremblant et nous lança un dernier regard, qui semblait interminable, avant de franchir le seuil. Je n’oublierai jamais ce regard : un adieu silencieux, un appel profond à la force et une expression de terreur absolue. À l’aube, elle regagna ses quartiers, muette comme une carpe. Elle refusa de parler de